A l'officier qui lui demandait comment combattre une idée, Messala, le tribun, répondit "par une autre idée" – Lewis Wallace – Ben-Hur

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23/02/2015 Parmi les trois contraintes qui régissent nos vies et notre société, le paraître, la performance et l’infaillibilité, la première, contrainte d’image, est la plus prégnante. L’indignation soulève Charleville-Mézières pour une simple réplique dans Plus belle la vie le 12 février. «… les traîner à Charleville-Mézières en plein hiver, c’est de la maltraitance». 30 000 signatures sur Internet, communiqués de presse des élus, reprises en boucle sur les médias nationaux… L’image de soi est aujourd’hui un enjeu vital. Si on ne tolère pas une réplique de feuilleton, peut-être comprendra-t-on enfin pourquoi les caricatures de l’Islam tournent au drame ?

23/02/2015 Vous commenterez la phrase «La liberté n’est pas un état naturel de l’homme». Vous avez quatre heures ! Apparemment car : chaque fois qu’elle pointe son nez, le laminoir législatif la réduit à un feuillet politiquement correct. Les lois mémorielles dictent ce qu’il faut penser de tel ou tel fait historique. Plus besoin de se faire son opinion. Trois millions de personnes ont défilé pour une expression tellement encadrée qu’elle n’a de liberté que le nom. Enfin, il faut museler Internet. Or, par définition, la liberté est ou n’est pas. Elle ne se tronçonne pas. Le nazisme et le communisme n’ont pas attendu Internet. Le…

20/02/2015 Que d’éloges à propos du documentaire diffusé mardi 17 février sur Arte «Classe moyenne, des vies sur le fil». Au fait, combien d’entre nous ont retenu ce premier volet de trois émissions pour leur soirée ? Fort peu sans doute mais comment leur reprocher. Nous sommes tous fatigués (et souvent touchés) par la situation économique ; nous avons besoin de distractions. Restent deux enseignements à méditer pour une autre «classe» celle politique. Si les privations matérielles sont relativement supportées, la dégradation de l’image de soi et la perte d’espoir sont dévastatrices.

19/02/2015 Il y a « marché noir » partout où le marché officiel ne remplit pas son office. La vague de verbalisations des chauffeurs d’UberPop pour exercice illégal de la profession de taxi fait réapparaître cette question. Deux aspects méritent attention. Le premier, à l’image du disque, du film et bientôt du livre est l’incapacité d’une profession à négocier en temps réel les virages technologiques. On cherche à verrouiller l’existant plutôt que capter l’innovation. Le second est la bombe à retardement de notre société. Les «exclus» doivent le rester pour préserver la rente des «inclus».

18/02/2015 Nous ne cessons depuis le début des années deux mille d’alerter sur la situation de notre pays, une société malade aux comportements pathologiques. Les événements, les rapports officiels, les ouvrages d’experts… convergent sur les mêmes constats. Nils Muiznieks commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe en fait un résumé des plus pertinents. Reste que face à des maux d’une telle ampleur, les Français demeurent persuadés que tout cela est de la faute des autres. Une conviction dont la défense des privilèges et la permanence des pratiques discriminatoires montrent l’enracinement.

13/02/2015 Sidérant, le traitement du problème des retraites Agirc, Arrco. Les réserves engagées aujourd’hui seront épuisées en 2018. Les études montrent l’opposition des Français à toutes les solutions avancées. Animé, le débat sur la notation des élèves après celui des horaires. Propositions audacieuses, exemples étrangers et nationaux édifiants, bataille d’Hernani, abandon du projet jusqu’à la sixième. Mieux que rien, le bric à brac de la loi Macron mais vu le nombre de décrets d’application et leurs délais… Regrettable, l’absence de réformes globales qui permettraient d’avancer sur le fond plutôt que piétiner sur les détails.

13/02/2015 Comment faire comprendre qu’accueillir les jeux olympiques est une folie ? Une gabegie doublée d’une escroquerie morale. Le sport n’est que le paravent d’une gigantesque machine financière d’une opacité totale entre les mains de quelques milliers de gens à travers le monde. Résumons : dès l’attribution des jeux démarrent 8 ans d’un enfer de travaux à des coûts pharaoniques. Les impôts locaux, les loyers, l’immobilier, les prix deviennent olympiques et le resteront à jamais. Rien ne profite aux résidents qui subventionnent les visiteurs, subissent un Etat policier sans précédent, ne voient rien des jeux et supportent près de vingt ans de dette.

12/02/2015 Une hirondelle ne fait pas le printemps mais une marche transcenderait la France. Surprenant mais recevable au regard de l’antienne sur l’Esprit du 11 janvier, ce perce-neige politique. Ouf, c’est fini, le mauvais moment est passé, un défilé a réconcilié les Français. Nous formions une société globalement cohérente sans le savoir, un drame nous l’a révélé. Restons-en là, nous ne convaincrons pas. Les Français éprouvent un tel besoin de renouveau qu’ils sont prêts à voir le messie dans le premier pèlerin. C’est grave car aucune magie ne l’a jamais emporté contre la raison mais à forger des illusions on ne risque pas de se brûler.

11/02/2015 Hier nous rappelions que nos notables, élus ou interprofessionnels, s’activent pour répartir l’effort économique sur le dos de ceux qui n’en peuvent mais. Aujourd’hui nous apprenons qu’ils traînent… des pieds pour la loi SRU fixant des quotas de logements sociaux et… manu militari, un des meilleurs boulangers de France, devant un tribunal au motif qu’il ouvre le dimanche. D’où viennent de telles aberrations ? De la complexité législative ? Dans ce cas, sur les sujets de la liberté du travail, la liberté d’expression et la mixité sociale, trois panneaux du code de la route suffiraient : voie sans issue, sens obligatoire, sens interdit.

10/02/2015 L‘observation de notre fonctionnement économique confirme que les Français ne se font aucune confiance et s’ingénient à éviter tout partage de l’effort collectif. Qu’il s’agisse de dialogue social, de la répartition des taxes sur l’adduction d’eau ou autre, les mieux placés sur l’échelle sociale et (ou) les plus influents, s’organisent pour transférer tout ou partie de la charge aux plus faibles. Ainsi, au pays de l’égalité, les mieux lotis sont les mieux organisés. Ils veillent à ce que rien ne change avec deux conséquences : découragement général et dépense publique record en 2014, 57,7 % du PIB.

09/02/2015 On entendra tout, son contraire et l’inverse au détour de l’élection législative partielle de la 4e circonscription du Doubs. D’appels en constats, de regrets en anathèmes, d’emphases en minimisations, la parole politique se déploiera à l’image des plumes du paon. L’ennui est que si la parure animale a vocation à séduire, le bouquet politique n’éveille guère l’intérêt. Car derrière les bonnes volontés, les sursauts, les pactes républicains, rien ne change. De crises en élections, n’émerge aucun projet de société mobilisateur. Reste le réassort de l’existant dans une conscience nouvelle… difficile.

06/02/2015 Un Esprit du 11 janvier veillerait désormais sur la France.  Au-delà de l’effet, restent les grandes questions telles la nature de notre société ou l’échec patent de tous les gouvernements dans une politique de la ville redevenue d’actualité. Trois clés commandent ces verrous qu’aucun Esprit ne forgera. La première est une prise de conscience. On ne guérit pas une maladie niée (apartheid). La seconde relève du bon sens. Une vingtaine de ministres de la ville en 30 ans signent l’enlisement d’autant de politiques. La troisième verrouille une problématique globale ; tout n’est pas une question d’argent ou de banlieues.

04/02/2015 La loi Macron se détricote au fil des séances. Ce n’est ni la première ni la dernière page de l’agenda politico-économique à finir en confettis. Nos réformes relèvent d’une curieuse alchimie, la  transmutation de l’essentiel en accessoire. Celle-ci mobilise deux catalyseurs pour une réaction. Le premier est l’absence d’approche globale. De fait, le secteur concerné s’indigne, il paye pour les autres. Le second est la fusion de l’intérêt général dans les intérêts corporatistes et électoraux. Les adhésions se morcellent, le projet s’effrite. Reste à rédiger les décrets d’application d’une poignée de confettis.

03/02/2015 Révélateur, intolérable, accablant, déplorable, indigne… chaque année la presse varie les qualificatifs face au rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur le logement. Mais au fait à quoi sert-il ? Brandir les chiffres n’éveille aucune réaction. Leur constance n’impressionne pas plus que leur croissance mécanique. Détailler les causes indiffère. Elles sont aussi inamovibles que parfaitement identifiées. Alors quoi ? Un concours de mimiques. Bâillements au terme «inadmissible», haussements d’épaules lors de «l’appel au sursaut», fous rires aux «promesses de mises en chantier».

02/02/2015 Jusqu’à ce funeste mois de janvier 2015, le quotidien des Français comme le contenu des médias était centré autour d’une actualité nationale sinistrée et d’un environnement international des plus prégnant. Pour difficile à appréhender que ce soit, quelque chose a bougé en France. La question est de savoir quoi et surtout dans quel sens ? Autrement dit, un changement verra-t-il le jour en lieu et place des vieux réflexes conservateurs ? Rien ne nous le dit mais le balisage du terrain peut nous aider. Un projecteur de DCA est braqué sur la jeunesse, une bougie jette une lueur sur le terme apartheid.

29/1/2015 Roland Dumas, ancien président du Conseil constitutionnel, reconnaît dans la presse avoir validé les comptes de campagne de l’élection présidentielle de 1995 (J. Chirac, E. Balladur) alors que leur irrecevabilité était avérée. Que les membres de notre plus haute instance, garante des institutions de la République, se fassent complices de manœuvres dilatoires de politiciens est déjà bouleversant. Mais que nos responsables, qui savaient, couvrent aujourd’hui leur silence d’assourdissantes leçons de citoyenneté à la jeunesse valide la triste réplique : les lois c’est pour les pauvres (ou les faibles) moi je suis riche (ou puissant).

28/1/2015 C’est un prodigieux enseignement qui une fois de plus passera inaperçu. New York attendait la tempête «Juno», ce fut un épisode neigeux. Sauf qu’entre-temps les autorités locales avaient ordonné un black-out de la ville sans précédent, paralysant toute activité. Principe de précaution, avancent en justification le maire et le gouverneur. Incapacité d’accepter le risque pour nos sociétés surprotégées. De la neige en hiver au terrorisme, nous ne réagissons plus que par l’hystérie collective ou l’idéologique sécuritaire. Ici les précautions paralysent l’économie, là nous détruisons nos libertés et pour quel résultat ?

27/1/2015 La Banque Centrale Européenne (BCE) a annoncé récemment le rachat de dettes souveraines à hauteur de 60 milliards d’euros par mois, sur les deux prochaines années. Pour technique qu’elle soit, l’information devrait inquiéter les Français pour trois raisons. La première est la disponibilité déjà considérable de liquidités à très bas taux. Or la transmission de cet argent à l’économie réelle bute sur le contexte d’une croissance atone et d’un faible pouvoir d’achat. En découle le risque d’avoir fait tant d’efforts pour voir noyer toute réforme dans l’endettement. C’est nommer un alcoolique en cure marchand de vin.

23/1/2015 Nos enfants ne sont pour rien dans les récents attentats mais ils sont les premiers désignés par la batterie de mesures annoncée par la ministre de l’Education nationale. Certes l’éducation civique ou à la citoyenneté va de soi et a toujours été pratiquée. La nouveauté est que depuis quelques années l’école et une «certaine population» nous est présentée comme recelant un danger potentiel. Une solide prise en main la neutraliserait. S’acharner sur les symptômes n’a jamais guéri la maladie. Le mal est autrement profond et complexe. Manuel Valls l’a bien compris qui a levé le tabou de l’apartheid.

22/1/2015 L’école n’avait vraiment pas besoin de se voir aspirée dans nos débats de société. D’autres sujets s’y étaient déjà introduits. Comment ? Nos technologies apportent un niveau d’information considérable avec une pénétration des esprits sans précédent. Elles touchent une société qui n’est plus l’ensemble hiérarchisé et fortement structuré des années soixante. La formation d’un esprit critique a été officiellement reléguée et le diplôme n’assure plus de protection. Le sanctuaire est devenu poreux. A nouveau, se pose la question clé, l’adaptation de l’école au XXIème siècle.

21/1/2015 Le terme est rude mais la réalité l’est bien plus encore. Manuel Valls, Premier ministre, a eu le courage de reconnaître, selon ses termes, l’existence d’un «apartheid territorial, social, ethnique» en France. Pour avoir élaboré, au début des années deux mille, le concept de Nouvel Apartheid, formalisé dans l’ouvrage «Le Nouvel Apartheid ou l’avènement de l’eugénisme social» disponible ci-dessous, c’est une grande satisfaction de voir émerger cette thématique. Ce blog en découle, entièrement construit autour de ce phénomène qui ronge notre société et touche différemment toutes les catégories sociales.

20/1/2015 La justice n’est pas la vengeance ne cessons-nous d’écrire. Malheureusement nous plongeons dedans. La nuit américaine, en l’occurrence la nuit judiciaire mais ce n’est que le début, tombe sur nous. Les condamnations à des peines d’une sévérité sans précédent pour «apologie du terrorisme» pleuvent. Sur de dangereux activistes, argumentaire à l’appui ? Non, sur les plus faibles, malades mentaux délirant dans la rue, personne fragiles ou en crise, arrêtées, jugées, incarcérées pour un mot de travers, une réflexion sous l’emprise de la colère comme cela nous est arrivé à tous.