A l'officier qui lui demandait comment combattre une idée, Messala, le tribun, répondit "par une autre idée" – Lewis Wallace – Ben-Hur

Autre idée – autre blog

zeitungDébut des années 2000 ; « la violence » envahie l’actualité, chacun s’affirme « victime » mais curieusement, de témoignages en reportages, la violence n’a pas de causes. Elle surprend et reste incomprise.

Ce paradoxe suggère l’existence de mécanismes sous-jacents non explicités. Parmi ceux-ci, une question centrale : la place de chacun au sein de la communauté nationale.

Dans une société où il n’y a pas de places pour tout le monde, les phénomènes de déclassement, de marginalisation voire d’exclusion, aboutissent, d’une façon ou d’une autre, à la mise à l’écart de pans entiers de la société.

En résulte des formes de développement séparé, fondées non sur la loi qui reste la même pour tous mais sur l’accès (savoirs, emploi, logement, alimentation, soins, droits…) De privilèges soigneusement préservés en discriminations insidieusement pratiquées, se profile un Nouvel Apartheid.

Parce que l’accès est la clé de l’insertion sociale aujourd’hui, apparaît l’antagonisme fondamental des phénomènes d’apartheid : la confrontation entre une violence institutionnelle, productrice de la mise à l’écart et une violence réactionnelle, individuelle ou collective.

Le Nouvel Apartheid n’est ni de gauche ni de droite, pas plus qu’il n’a d’ordonnateur. Il n’est que le produit de nos comportements ; un mal qui, entre croissance des inégalités et affaiblissement des solidarités, ronge notre société et détruit le vivre ensemble pour le remplacer par le vivre entre soi.

Solidaire, discriminante, innovante, eugénique, multiculturelle, identitaire… ? Quelle société voulons-nous pour le XXIème siècle ?

A ces questions comme à ces qualificatifs ce blog suggère… une autre idée.